Le Carnet Sans Fin

prise de conscience créative

Depuis la semaine dernière j’ai repris le programme Mistressmind, je fais un accompagnement créatif individuel de trois mois sur un projet spécifique. Les projets que j’accompagne sont très différents, du film d’animation, au podcast en passant par tout type de forme d’écriture.

Lundi j’ai partagé une épiphanie que j’ai eu il y a une quinzaine d’années, alors que j’écrivais mes premiers scénarios et que je réalisais mes premiers courts-métrages à Los Angeles, dans l’idée et avec le fervent espoir de devenir réalisatrice de fiction :

la créativité que l’on aime “consommer” est souvent très différente de la créativité que l’on peut faire, et que l’on a besoin de faire.

Je me souviens de l’apprentissage douloureux que cela a été d’arriver à la conclusion lucide que les films et les réalisateurs que j’admiraient n’étaient pas les films que j’étais capable de faire, parce que ça n’étaient pas les films que je devais faire.

On a beau admirer une certaine forme d’expression créativité, et parfois la connaître si bien qu’on est capable de la reproduire, il faut aussi je crois souvent faire le deuil de nos désirs projetés de ce que l’on veut dire/écrire/faire, pour avoir accès à ce qu’il y a réellement à l’intérieur de nous et qui attends d’être d’avoir l’espace et le soutien d’émerger.

Accepter de faire le deuil du souhait pour travailler avec qui l’on est, c’est ouvrir grand la porte vers ce que l’on a à dire et faire et créer.

J’ai failli finir cette phrase en disant “je crois”, mais plus que le croire, je le vois et donc je le sais.